Sir Robert Laird Borden

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Robert Laird Borden

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Sir Robert Laird Borden
8e Premier ministre du Canada
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Mandat
10 octobre 1911 - 10 juillet 1920
Monarque(s) George V
Gouverneur(s) général(aux) Le comte Grey
S.A.R. le duc de Connaught
Le duc de Devonshire
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Prédécesseur Wilfrid Laurier
Successeur Arthur Meighen

Autres fonctions
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Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 26 juin 1854
Grand-Pré (Nouvelle-Écosse)
Décès 10 juin 1937
Ottawa (Ontario)
Nature du décès {{{nature}}}
Nationalité canadienne
Parti politique Parti conservateur du Canada
Conjoint Laura Bond
Enfants {{{enfants}}}
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Profession avocat
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Premiers ministres du Canada

Le très honorable sir Robert Laird Borden, C.P., C.R., G.C.M.G., D.C.L., LL.D., C.R. (né le 26 juin 1854 et mort le 10 juin 1937) était le huitième premier ministre du Canada, du 10 octobre 1911 au 10 juillet 1920. Il fut le troisième néo-écossais à occuper ce poste.

Sommaire

Débuts et carrière

Borden est né et fut éduqué à Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, une communauté agricole dans le nord de la vallée Annapolis où son arrière-grand-père (Perry Borden, père) s'était installé sur des terres acadiennes en 1760. Il fait ses études au Acacia Villa Academy. Il considérait son père, Andrew Borden, comme "un homme doté de grandes aptitudes et d'un excellent jugement", un homme "calme, contemplatif, de mentalité philosophique" ; toutefois, "il manquait d'énergie et n'avait pas un grand don pour les affaires." Sa mère, Eunice Jane Laird, était plus déterminée : Borden admirait "[sa] force de caractère, [sa] remarquable énergie, [sa] grande ambition et [ses] aptitudes exceptionnelles." Son ambition fut transmise à son premier-né, qui s'appliqua à ses études tout en aidant ses parents dans le travail de fermier qu'il détestait tant.

De 1869 à 1874, il travailla comme enseignant à Grand-Pré et a Matawan, au New Jersey. Ne voyant aucun avenir dans l'enseignement, il retourna en Nouvelle-Écosse en 1874 pour être stagiaire pendant quatre ans chez une firme d'avocats à Halifax (sans formation universitaire) ; il fut reçu au barreau de la Nouvelle-Écosse en 1878, se classant premier aux examens du barreau. Borden se rendit alors à Kentville (Nouvelle-Écosse) comme pertenaire junior de l'avocat conservateur John P. Chipman. Depuis 1880, Borden appartenait à la franc-maçonnerie [1]. En 1882, Wallace Graham lui demanda de revenir à Halifax pour se joindre à la firme d'avocat conservatrice dirigée par Graham et Charles Hibbert Tupper. Suivant le départ de Graham, qui fut nommé juge, et de Tupper qui se lança en politique, Borden devint le partenaire senior à l'automne de 1889, à l'âge de seulement 35 ans. Sa sécurité financière désormais assurée, il épousa la fille d'un quincailler de Halifax, Laura Bond (1863-1940), le 25 septembre 1889. Ils n'eurent aucun enfant. En 1894, il acheta une grande propriété sur le côté sud du chemin Quinpool ; le couple baptisa leur nouveau domicile "Pinehurst". En 1893, il gagna la première de deux causes qu'il porta devant le comité judiciaire du Conseil privé du Royaume-Uni. Il représentait la plupart des entreprises les plus importantes de Halifax, et faisait partie des conseils d'administrations de plusieurs compagnies néo-écossaises, incluant la Bank of Nova Scotia et la compagnie d'assurances Crown Life. Président de la Nova Scotia Barristers' Society en 1896, il prit l'initiative d'organiser les réunions fondatrices de l'Association du Barreau canadien à Montréal en 1896. Lorsqu'il commença à être sollicité pour se lancer en politique, Borden détenait le plus grand cabinet d'avocats des provinces maritimes, et était devenu très riche.

Carrière politique de 1896 à 1920

Borden fut élu député d'une circonscription de Halifax lors de l'élection fédérale de 1896, la même où Wilfrid Laurier devint premier ministre. Borden prit la direction du Parti conservateur, devenant chef de l'opposition, en 1901. Il rebâtit tranquillement le parti, qui avait perdu de son pouvoir et de son influence avec la défaite de sir Charles Tupper en 1896. Aux élections de 1911, il fut porté au pouvoir, faisant campagne contre le plan de Laurier d'instaurer le libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Borden et les conservateurs prônaient plutôt la "préférence impériale", c'est-à-dire l'utilisation de tarifs douaniers pour diminuer les importations provenant de l'extérieur de l'Empire britannique.

En tant que premier ministre du Canada pendant la Première Guerre mondiale, Borden transforma son gouvernement en une administration de temps de guerre, adoptant la Loi sur les mesures de guerre en 1914. Borden engagea le Canada à fournir 500 000 soldats pour l'effort de guerre. Toutefois, les volontaires se firent rares lorsque les canadiens se rendirent compte qu'il n'y aurait pas de fin rapide et facile à la guerre. Borden était pourtant déterminé à respecter ses engagements : il fit adopter la Loi concernant le service militaire, ce qui mena à la crise de la conscription de 1917, qui divisa le pays sur des lignes linguistiques. La question impopulaire de la conscription aurait surement sonné le glas de son gouvernement à l'élection de 1917, mais Borden recruta des membres du Parti libéral (Laurier refusa) pour la création d'un gouvernement unioniste. À l'élection de 1917, les candidats du "gouvernement" (incluant les libéraux-unionistes) écrasèrent les "libéraux de Laurier" de l'opposition au Canada anglais, ce qui donna une très grande majorité parlementaire à Borden. Les @libéraux de Laurier" représentaient presqu'uniquement des circonscriptions francophones. En pratique, très peu de conscrits furent envoyés au front, l'armée canadienne ne disposant pas des moyens logistiques pour entraîner, encadrer et mener 500 000 hommes rapidement en Europe. En revanche, pour ce premier ministre reconnu pour son aversion pour le fait français, la polarisation que devait immanquablement susciter cette mesure n'était pas un désavantage, et de fait la division du parti libéral lui bénéficia.

La guerre permit au Canada de s'affirmer comme pouvoir indépendant. Borden voulait créer une armée canadienne unique, plutôt que d'avoir des soldats séparés et assignés à des divisions britanniques. Sam Hughes, le ministre de la milice, s'assura que les Canadiens étaient bien entraînés et préparés à se battre au sein de leurs propres divisions, et le général Arthur Currie fut un chef sensé pour les divisions canadiennes en Europe, quoiqu'ils furent toujours sous le commandement britannique. Néanmoins, les troupes canadiennes montrèrent qu'ils étaient parmi les meilleurs au monde, se démarquant à la Somme, Ypres, Passchendaele, et surtout la bataille de la crête de Vimy.Sam Hughes fut toutefois critiqué pour son insistance à équiper les soldats canadiens d'un fusil canadien mal adapté aux conditions des tranchées. De plus, il fut critiqué au Québec parce que, francophobe notoire, il réagit par l'immobilisme aux initiatives visant à permettre plus facilement aux francophones d'occuper des postes d'officier et de servir dans des unités au commandement francophone.

En matière d'affaires internationales, Borden joua un rôle crucial dans la transformation de l'Empire britannique en un partenariat d'états égaux : le Commonwealth, un terme qui fut discuté pour la première fois à une conférence impériale à Londres pendant la guerre. Borden introduisit également les premiers impôts sur le revenu, qui devaient à l'époque être une mesure temporaire, mais elle ne fut jamais abrogée par la suite.

Convaincu que le Canada avait acquis le statut de nation sur les champs de bataille en Europe, Borden exigea que le pays ait un siège séparé à la conférence de paix de Paris. Le Royaume-Uni s'y opposa initialement, mais aussi les États-Unis d'Amérique, qui considéraient qu'une telle délégation ne serait qu'un vote supplémentaire pour les britanniques. Borden répliqua que puisque le Canada avait perdu plus d'hommes que les États-Unis dans la guerre, il avait au moins mérité la représentation d'un pouvoir mineur. Le premier ministre britannique David Lloyd George finit par céder, et par convaincre les Américains réticents d'accepter la présence de délégations séparées canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines. Non seulement la persévérence de Borden permit-elle au premier ministre de représenter le Canada à Paris en tant que nation, elle assura aussi que chaque dominion pouvait signer le traité de Versailles individuellement, et recevoir leur statut de membre à la Société des Nations séparément.

À l'insistance de Borden, le traité fut ratifié par le Parlement du Canada. Borden fut le dernier premier ministre à être fait chevalier : la Chambre des communes vota pour que la pratique de décerner des titres à des canadiens ne soit plus continuée en 1919, avec l'adoption de la résolution Nickle.

Cette même année, Borden autorisa l'usage de la force militaire pour mettre fin à la grève générale de Winnipeg. Entre 1914 et 1917, en réponse à la xénophobie dirigée contre les citoyens de l'Empire austro-hongrois, résultat de la Première Guerre mondiale, 8 579 européens de l'est furent internés. Ceci inclut à peu près 5 000 canado-ukrainiens, dont certains étaient nés au Canada. Quatre-vingt mille personnes de plus furent enregistrés, enlevant leurs droits civils de base. On leur enleva le droit de vote en 1917.

Le gouvernement Borden nationalisa les compagnies de chemin de fer Canadian Northern Railway et Grand Trunk Railway pour créer ce qui allait devenir le Canadien National.

Sir Robert Borden démissionna du poste de premier ministre en 1920. Il fut chancelier de la Queen's University de 1924 à 1930, et fut président de deux institutions financières. Borden mourut à Ottawa le 10 juin 1937. Il est enterré au cimetière Beechwood, à Ottawa (Ontario).

Portrait de Borden sur le billet de 100 dollars canadien

Borden fut le dernier premier ministre à naître avant 1867, l'année de la confédération.

Il figure sur le billet de cent dollars canadien.

Principales lois adoptées

  • Loi sur les mesures de guerre (War Measures Act) en 1914
  • Loi taxant les profits d'affaires en temps de guerre en 1916
  • Loi de l'impôt de guerre sur le revenu en 1917
  • Loi concernant le service militaire en 1917

Liens externes

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Médiagraphie complémentaire


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