Pévy

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Pévy
Pévy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Reims
Maire
Mandat
Daniel Vaquette
2020-2026
Code postal 51140
Code commune 51429
Démographie
Population
municipale
217 hab. (2021 en diminution de 0,46 % par rapport à 2015)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 41″ nord, 3° 50′ 39″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 214 m
Superficie 7,4 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fismes-Montagne de Reims
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Pévy
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Pévy
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Pévy

Pévy est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est. Elle est traversée par la Route touristique du Champagne et fait partie du Massif de Saint Thierry.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pévy est une commune de la Marne située à 15 km au nord-ouest de Reims et à 47 km à l'est de Soissons.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pévy
Bouvancourt
Montigny-sur-Vesle Pévy Hermonville
Prouilly Trigny

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Accès routier
  • la route D 575 traverse la commune et relie la route D 75 à Prouilly, à la route D 675 à l'est du village.
  • la route N 31 E46 vers Soissons est accessible au lieu-dit de La chute des eaux ou à Jonchery-sur-Vesle.
  • la route N 44 vers Laon est accessible à Cormicy.
  • les autoroutes A 4 E50, A 26 E17, A 34 E46 et A 344 sont accessibles près de Reims ou en passant par Faveroles-et-Coëmy pour la A4 ou encore Cormicy pour la A26.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 709 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Chambrecy-Civc », sur la commune de Chambrecy à 14 km à vol d'oiseau[3], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,1 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pévy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 295 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,7 %), forêts (24,2 %), cultures permanentes (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes, est membre, depuis le , de la communauté de communes Fismes Ardre et Vesle.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [14], les anciennes communautés de communes CC des Deux Vallées du Canton de Fismes (9 communes) et CC Ardre et Vesle (11 communes) ont fusionné par arrêté préfectoral du , afin de former à compter du la nouvelle communauté de communes Fismes Ardre et Vesle[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1874 après 1876 Landrieux[16]    
1879   Fauvet [17]    
mars 2008[18] En cours
(au 4 juillet 2014)
Daniel Vaquette   Réélu pour le mandat 2014-2020[19]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2021, la commune comptait 217 habitants[Note 4], en diminution de 0,46 % par rapport à 2015 (Marne : −1,22 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340408432411413454437435445
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
419411390378353328296321323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
318290310256280257237197180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
205215174194210225207204221
2017 2021 - - - - - - -
204217-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Parcours pédestre de la Côte Saint Michel

Parcours de randonnée de 14 km sur les communes de Montigny-sur-Vesle, Pévy et Prouilly

Trois jolis villages à l'architecture chaleureuse, deux points de vue offrant des panoramas étendus, un entrelacs de champs, de vignes et de bosquets, sont les points forts de cet itinéraire.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean Ware, ou Waret (†1511), originaire de Pévy, curé de l'église de Pogny, reçu au chapitre de Reims, le . Il fut également chanoine de Saint-Symphorien et de Sainte-Balsamie. Il meurt le 20 ou , comme l'indique son épitaphe du cloître du chapitre de Reims. Jean Ware fonda des messes et un anniversaire en la cathédrale de Reims et en l'église de Pévy. Il laissa, à l'église de Pévy, une certaine somme pour aider à sa réparation[25].
  • Ponce Lecomte, ou Comitis (†1566), originaire de Pévy, chanoine de Sainte-Balsamie, le . Il fut reçu au chapitre de Reims, le . Le , le chapitre le nomma chantre. Ponce Comitis décéda le ; il fut inhumé dans le cloître du chapitre de la cathédrale du côté de Saint-Michel[26].
  • Ponce Lecomte (†1572), originaire de Pévy, en 1567, il obtient la moitié de la 74e prébende du chapitre de la cathédrale dont il devait jouir entièrement en 1569, chanoine, également, de Saint-Symphorien et de Sainte-Balsamie, inhumé auprès de son oncle Ponce Comitis dans le cloître du chapitre de la cathédrale du côté de Saint-Michel[26].
  • Pierre Champagne, fils du couple Jean Champagne et Louise Loriau, mariés à Pévy avant 1652, a fait souche au Québec[27].
  • La légende prétend que le docteur Joseph Ignace Guillotin, l'inventeur de la célèbre guillotine possédait une maison à Pévy.[réf. souhaitée]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason
Parti: au 1er d'or à la grappe de raisin de pourpre, tigée et feuillée au naturel, au 2e de gueules à la rose des jardins tigée et feuillée d'argent; le tout sommé d'un chef d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées contre-potencées d'or[28].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Sarazin, « Les anciennes et nouvelles inscriptions de Notre-Dame de Reims », Travaux de l'Académie nationale de Reims, vol. 153,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Pévy et Chambrecy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Chambrecy-Civc », sur la commune de Chambrecy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Chambrecy-Civc », sur la commune de Chambrecy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  15. « Arrêté préfectoral du 23 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes des Deux Vallées du canton de Fismes et de la Communauté de communes Ardre et Vesle », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 5 (lire en ligne [PDF]).
  16. Almanach annuaire historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1876, Reims p148.
  17. Almanach Matot-Braine de 1879, p225.
  18. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  19. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. « Eglise », notice no PA00078761, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Sarazin 1948, p. 21.
  26. a et b Sarazin 1948, p. 26.
  27. « Centre de généalogie francophone d'Amérique - Genealogy Center », sur www.genealogie.org (consulté le ).
  28. « Blason », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]